
À #Davos, #Trump incarne un imaginaire politique d’une brutalité assumée : je creuse, je colonise, je m’enrichis… Les sols, la nature, les vies, les peuples, la démocratie elle-même sont anéantis. Une modernité sans limites, sans responsabilité, sans soin.

Ce n’est pas un hasard si ses soutiens les plus emblématiques sont #Milei et #Poutine. L’un démantèle l’État et les solidarités au nom du marché total. L’autre écrase toute opposition au nom de l’ordre, de la force et de l’empire.
👉 Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es vraiment.
Comme l’analyse le philosophe belge Pascal Chabot, nous sommes confrontés à des #ultraforces : puissances financières, numériques, technologiques et extractivistes devenues hors d’échelle humaine. Elles se sont affranchies de tout, inaccessibles au débat démocratique.
Dans le même temps, comme le souligne Jean Viard, une contre-révolution est à l’œuvre : #masculiniste, #antiécologique, hostile aux limites, nostalgique de la force et de la verticalité. Elle prospère sur des colères bien réelles, mais détourne ces colères vers le ressentiment, la haine et la désignation de boucs émissaires.
Face à cette double dynamique — ultraforces globales et contre-révolution autoritaire — une question centrale se pose : où reprendre la main politique ?
La réponse que nous défendons commence dans la commune. Non comme un repli, mais comme un lieu stratégique de résistance démocratique, là où la politique reste incarnée, compréhensible, mise en discussion. Là où les citoyennes et les citoyens peuvent encore se parler, s’opposer, construire des alliances et transformer les conflits en décisions collectives.
À travers les États Généraux Communaux – EGC, les #doléances, les désaccords, les colères ne sont pas contenues ni méprisées : elles deviennent une matière politique légitime. Le #manifestecommunal est la forme par laquelle cette matière peut atterrir politiquement. Il transforme la parole en engagement, la critique en orientation, la résistance diffuse en projet partagé.
Le #manifeste n’est ni un slogan ni un programme électoral. Il est l’héritier des #chartes communales, du bon gouvernement de #Sienne et des principes de l’autonomie locale. Inspiré par le #convivialisme, le manifeste communal affirme une autre grammaire politique :
👉 accepter le conflit sans sombrer dans la destruction,
👉 opposer la limite choisie à l’extraction sans fin,
👉 préférer le soin du vivant à la domination,
👉 construire des alliances plutôt que des ennemis.
Face aux ultraforces qui écrasent et aux contre-révolutions qui excitent, le manifeste communal est un outil de soulèvement démocratique pacifique. Il ne promet pas la victoire immédiate, mais il rétablit l’essentiel : la capacité collective à décider, à nommer le réel et à reprendre responsabilité de l’avenir.